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Récessions, réforme bancaire et l'avenir du capitalisme

Jesús Huerta de Soto

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RAPPORT. Les banques centrales sont les institutions véritablement responsables des bouleversements économiques communément attribués au marché.

L'ordre spontané du marché non entravé n'est pas responsable de la situation actuelle. L'une des conséquences les plus répandues de chaque crise passée, et, évidemment, également de celle-ci, est que de nombreuses personnes accusent le marché et sont fermement convaincues que la récession est une «défaillance du marché» qui nécessite plus d'intervention étatique.

Le marché est un processus qui réagit spontanément contre l'agression monétaire des années de bulle, qui consiste en une énorme expansion du crédit qui n'a pas seulement été permise, mais même orchestrée directement par les banques centrales, lesquelles sont les institutions réellement responsables de toutes les bouleversements économiques engendrés par la crise et la récession qui touchent le monde. Et paradoxalement, les banques centrales sont parvenues à se présenter au public non seulement comme des victimes indignées des boucs émissaires qu'elles ont désigné (stupides banquiers commerciaux, managers cupides percevant des bonus exorbitants, etc.), mais encore comme les seules institutions qui, en sauvant le système bancaire en dernier recours, ont pu éviter une tragédie encore pire.

Il est en tout cas clair que le système bancaire et monétaire mondial souffre d'une mauvaise conception institutionnelle. Il n'y a pas de marché libre dans le système monétaire et bancaire, mais précisément le contraire : la monnaie privée a été nationalisée, un grand désordre de réglementation administrative a été introduit, le taux d'intérêt a été manipulé. Mais surtout, l'ensemble de la politique monétaire est dirigée par une agence de planification centralisée : la banque centrale. Autrement dit, un véritable socialisme, consistant en une monnaie étatisée, des banques centrales et des réglementations financières, est toujours en vigueur dans les secteurs de la monnaie et du crédit des économies dites libérales.

Lire le rapport:
Récessions, réforme bancaire et l'avenir du capitalisme
(20 pages, PDF)

Octobre 2012

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