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L'incroyable sophisme du salaire minimum légal

Richard Ebeling

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RAPPORT. L'entrepreneur, loin de vivre sur le dos du travail de ses employés, en est à l'origine, tout en assumant le risque des rémunérations.

Les syndicats proclament connaître ce que doit être le salaire minimum de n'importe quel employé en Suisse: 4000 francs. Pourquoi pas 3900 ou 5000 francs? Cela relève du mystère. Ce que les syndicats sous-entendent, toutefois, c'est que les employeurs ne sont guidés que par l'appât du gain et exploitent certains de leurs employés en les payant au-dessous de la valeur réelle de leur travail. Cette présomption de connaître ce que serait le salaire minimal «juste» ou «équitable» est en fait le fantôme d'un penseur dont on pensait qu'il avait été relégué depuis longtemps aux poubelles de l'histoire: Karl Marx.

Il importe peu finalement que les syndicats ou tout autre groupe ou personne qui partagent leurs vues sur le travail, les salaires et l'entreprise soient conscients ou non que leur conception de l'économie et du marché du travail est implicitement dérivée et influencée par les ruminations obsolètes d'un révolutionnaire socialiste du milieu du dix-neuvième siècle. En revanche, il importe de comprendre que les politiques économiques basées sur de telles erreurs conceptuelles de la nature et du fonctionnement des marchés libres ne peuvent que causer des dommages et conduire à un désastre économique précisément pour les personnes qu'elles sont réputées aider.

Lire le rapport:
L'incroyable sophisme du salaire minimum légal
(5 pages, PDF)

Mars 2014

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