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L'importance sous-estimée de la propriété

Pierre Bessard

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ESSAI. Paradoxalement, la législation est devenue la principale atteinte à ce qui délimite la liberté individuelle dans une société civilisée.

Parmi les grands principes et les implications pratiques du libéralisme dans l'interprétation des défis contemporains et de la place de l'État dans nos sociétés, la propriété est sans doute le plus important, alors que sa signification est souvent et injustement reléguée à la propriété immobilière ou à la propriété privée des moyens de production.

Or, la propriété est avant tout le principe qui circonscrit la liberté, la valeur fondatrice de l'humanisme, elle-même reposant sur une prémisse réaliste : la reconnaissance de la raison, du libre arbitre et de la responsabilité individuels, de la capacité de l'individu de choisir et d'agir. C'est ce réalisme libéral qui explique les progrès extraordinaires de l'humanité, tant en termes de prospérité que d'espérance de vie, depuis la Renaissance, les Lumières et la révolution industrielle.

Dans le langage courant, il est généralement reconnu que la liberté d'une personne s'arrête là où commence celle de l'autre. Comment le libéralisme délimite-t-il cependant cette liberté individuelle ? Précisément au moyen de la propriété, à commencer par la propriété de soi, c'est-à-dire l'intégrité physique, puis la propriété de ses capacités, dont découle la légitimité des fruits de son effort et de son travail, et enfin la propriété accumulée par l'épargne, y compris intergénérationnelle, qui financent les investissements et les moyens de production, ce qui comprend bien sûr toute la propriété provenant de l'échange volontaire, mais aussi du don et du legs.

Lire l'essai:
L'importance sous-estimée de la propriété
(9 pages, PDF)

2014

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