Nouvelle revue trimestrielle

Le Journal des Libertés a été lancé pour nourrir le débat sur la nécessité libérale avec des contributions de premier niveau.

Réduire l'État et la sphère publique pour laisser s'exprimer les talents personnels et l'initiative privée est la seule façon de relever les défis contemporains. Pour encourager un débat pluridisciplinaire de qualité sur les conditions de la liberté sous l'angle de la philosophie, de l'histoire, du droit ou de l'économie, l'ALEPS (Association pour la liberté économique et le progrès social), présidée par Pascal Salin, et l'IREF (Institut de recherches économiques et fiscales), présidé par Jean-Philippe Delsol, ont lancé le 21 juin à Paris le Journal des Libertés, nouvelle revue trimestrielle, numérique et gratuite, dirigée par Pierre Garello.

L'objectif est de rendre accessible la belle tradition de la pensée libérale et, en puisant à cette source, réfléchir ensemble aux meilleures réponses à apporter aux nombreux défis de notre temps. En plus d'un conseil de rédaction, un conseil d'orientation international, dont sont membres Victoria Curzon Price et Pierre Bessard, de l'Institut Libéral, veillera à la ligne éditoriale.

Le premier numéro inclut une contribution du constitutionnaliste Jean-Philippe Feldman, qui part des écrits de Benjamin Constant pour réfléchir sur le rôle de la Constitution dans une société de libertés. Organiser la séparation des pouvoirs est une nécessité mais bien loin d'être suffisante pour protéger les individus des abus de pouvoir des gouvernants. Pascal Salin rappelle quant à lui la position des libéraux sur l'Europe. Bien entendu, il faut rechercher une entente harmonieuse entre les différents pays du continent européen, mais cette recherche aura d'autant plus de chances d'aboutir qu'on laissera les pays membres choisir leur rythme d'évolution dans une Europe ouverte aux échanges et où une véritable «concurrence entre institutions» prévaut.

Parmi d'autres textes, Jacques Garello explique que les discours sur la «responsabilité sociale des entreprises» prennent le plus souvent racine dans une mauvaise compréhension de ce que sont une entreprise, le profit et l'actionnariat. L'art d'entreprendre — dans un marché libre — n'est rien d'autre que l'art de satisfaire les besoins de ses concitoyens tout en dégageant une marge, et cela ne peut se faire sans une intelligente collaboration—par le biais d'engagements contractuels—avec ses employés et fournisseurs. Cet art est donc «social» par essence. Henri Lepage et Jean-Pierre Centi analysent pour leur part les politiques monétaires actuelles et leur lien avec la «Grande Récession». Enfin, un dossier est consacré à la question de la Catalogne et du droit de sécession, avec des analyses de Carlo Lottieri et de Jean-Philippe Feldman.

Accéder gratuitement à la revue:
Journal des Libertés

21 juin 2018