Résister à l'hystérie sur le climat — contre une politique climatique irréfléchie

Richard Lindzen

Les risques d'une nouvelle prétention politique onéreuse.

La notion d'un climat statique et immobile est étrangère à l'histoire de la Terre et de toute autre planète entourée d'une enveloppe fluide. Que le monde avancé ait donc pu succomber à l'hystérie à propos de changements de quelques dixièmes d'un degré déviant de la température globale moyenne ne manquera sans doute pas d'étonner les futures générations. Une telle hystérie reflète surtout l'illettrisme scientifique d'une grande partie du public, sa vulnérabilité à la répétition se substituant à la vérité, et l'exploitation de ces faiblesses par les politiciens, les environnementalistes et, après 20 ans de battage médiatique, par bien d'autres groupes d'intérêts.

La perspective que l'homme n'ait pas d'influence perceptible sur le climat paraît impensable. Pour ceux dont les intérêts sont les plus matériels, la nécessité d'agir sans tarder, avant que le public ne se rende compte de la réalité, est bien réelle. En même temps, l'exigence de résister à l'hystérie semble d'autant plus nécessaire pour les décideurs plus sobres. Le gaspillage de ressources pour combattre symboliquement l'évolution d'un climat qui a toujours été en mouvement n'est pas une marque de prudence. La notion que le climat de la Terre ait atteint son niveau de perfection vers le milieu du vingtième siècle n'est pas davantage un signe d'intelligence.

Lire le rapport : Résister à l'hystérie sur le climat (7 pages, PDF)

Novembre 2009